Un excellent article de Denis Riché (« les trésors de la graisse », revue sport et vie sept 2007) nous parle des propriétés du tissu adipeux et en particulier des fameux Oméga 3 et oméga 6. Voici quelques éléments clés de cet article.

Qu’est-ce que c’est ? Rappelons que les « Oméga » sont des acides gras poly-insaturés présents dans les graisses alimentaires. Schématiquement, les oméga 3 ont des propriétés anti-inflammatoire et inhibent le développement des cellules graisseuses (adipocytes). Au contraire, les oméga 6 sont pro-inflammatoires (tendinites…) et développent les cellules graisseuses.

Quel est le problème ? Il semble que le rapport entre oméga 6 et oméga 3 (qui doit être au maximum de 5) soit devenu totalement déséquilibré (20 à 25 pour 1) essentiellement du fait de notre alimentation. Ceci expliquerait le développement des très jeunes enfants en surpoids (à 1 an, il est difficile d’accuser les fast-food, la télé l’absence d’activité physique et le grignotage !).

En effet, la quantité d’ Oméga 3 a considérablement diminué dans l’alimentation actuelle. Le lait (y compris maternel), le bœuf, le poisson … qui en contenaient beaucoup à l’origine n’en ont presque plus du fait des changements de nourriture des animaux (auparavant, les vaches mangeaient beaucoup d’herbe et les poissons beaucoup d’algues).

Que faire ? Privilégier les aliments dont le rapport Oméga 6/ Oméga 3 est le plus bas possible : Huile : préférer le colza (rapport 2,4), de loin la meilleure huile sur ce plan (attention, ne pas chauffer l'huile de colza, la réserver pour la vinaigrette).. On trouve ensuite : primevère, noix, soja qui sont correctes (entre 4 et 8) ; viennent ensuite Isio4, arachide, pépin de raisin et maïs (39 à 59) puis enfin le tournesol (124 !). L’huile d’olive ne contient pas d’Oméga mais a plein d’autres propriétés intéressantes. Manger des légumes verts (salade, algues…) Préférer la viande d’animaux herbivores : lapin, oie, cheval Augmenter la dose de poisson sauvage et de préférence gras (sardine, maquereau…) : attention à la sur-pêche de certaines espèces (liste de l’association WWF en annexe). Le poisson d’élevage (sauf bio) est souvent nourri au maïs OGM ou aux farines animales et est gavé d’antibiotiques.

Quant aux pilules d'Oméga 3 vendues dans le commerce, elle n'ont pour l'heure qu'une seule action indiscutable : l'enrichissement des gens qui les fabriquent... Médicalement, on ne sait pas encore.